Supra footwear skateboarder : Lucien Clarke

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Lucien Clarke © Julien Lachaussée

Une fois que l’on touche à un skate, c’est pour la vie. Voici comment Lucien Clarke s’est retrouvé l’un meilleurs skateurs de sa génération. Né en Jamaïque, c’est à l’âge de 14 ans à Londres qu’il découvre par hasard avec sa famille ce qui sera plus tard, son gagne-pain. De passage sur Paris pour nous présenter sa nouvelle collaboration avec Supra « PWBC » (Palace Wayward Boys Choir), Lucien nous a fait le plaisir de nous parler de ses influences, sa vie et sa vision du skate entre deux clopes.

C’est ta première fois à Paris ?
Lucien Clarke : Non je suis venu ici plusieurs fois.

Tu es ici pour PWBC (Palace Wayward Boys Choir), donc peux-tu en parler ?
L. C. : PWBC c’est comme un gang de skateurs. (Rires.) Nous sommes tous amis et tout le monde fait quelque chose de différent… pas juste skater. Une vraie famille de créatifs !

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Lucien Clarke © Julien Lachaussée

Quand as-tu commencé le skate ?
L. C. : J’ai commencé à 14 ans et ça fait 14 ans que je skate. Ça commence à faire un petit moment. (Rires.)

Le skate c’est à cause de Tony Hawk ?
L. C. : Un jours à Londres, je marchais dans le parc avec ma mère et mon frère, des skateurs du coins sont passés à coté de nous et je me suis dit : « Oh, ça déchire ! » Certains gars faisaient des kickflip et j’étais genre « Merde, c’est fou. Comment il fait ça ? Je veux faire ça » et j’ai eu un skate le lendemain. C’est comme ça que ça a commencé.

C’est l’un des meilleurs endroits pour skater ?
L. C. : Ouais, c’est bien mec ! Il y a des très bons endroits pour skater… Le seul problème, c’est le temps de merde.

Depuis quelques années les grandes marques comme Nike ou Converse ont compris que le skate pouvais être l’avenir. Qu’est-ce que tu penses de la mode ?
L. C. : Uhm… Merde… Je pense que chacun à son propre style, tu vois ce que je veux dire ? La mode est une partie visible de chacun, tout le monde aime porter ses propres choses. Je m’en fous de ça tu sais. Que les gens aiment ou pas, les personnes s’habillent d’une certaine façon en fonction de leur personnalité, tout simplement.

Tu as réalisé avec Supra une paire de sneakers « SUPRA Drops Lucien Clarke x PWBC Signature Quattro Colorway ». C’était ta première collaboration ?
L. C. : Oui c’est la première fois que je collabore avec Supra, avant je skatais avec DBS. Nous avons réalisé cette sneaker avec la team PWBC, je ne l’ai pas designée. J’adore les couleurs et le fait qu’elle n’ait pas de couture, donc l’ensemble est parfait pour le skate. Elle met du temps avant de s’user !

L’univers hip-hop t’inspire dans ta vie ?
L. C. : Ouais mais beaucoup de choses m’inspirent aussi. J’écoute du hip-hop, de la house, du jazz et de la funk, j’écoute un peu de rock aussi… Je pense que tout m’inspire dans la musique. Ce n’est pas juste du hip-hop, c’est beaucoup plus que ça pour moi.

Les gens estiment que tu es le meilleur depuis… C’est quoi son nom… Benny Fairfax !
L. C. : Oh c’est ouf, tu es malade ! (Rires.)

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Lucien Clarke © Julien Lachaussée

Qu’est-ce que tu penses de lui ?
L. C. : Benny c’est mon pote, mec. C’est un malade… Il y a beaucoup de skateurs malades comme lui à Londres. (Rires.) Ils aiment faire des trucs incroyables. Sérieux, c’est bon à voir… c’est une comparaison qui me touche.

Que penses-tu de l’évolution du skate de nos jours ?
L. C. : Le skate de nos jours, c’est surtout du mental. Les tricks que les kids essayent c’est d’un autre niveau, surtout en Californie. Les compétitions, ce n’est plus un jeu pour eux, malgré que ça devrait l’être. Il y a énormément d’argent pour le gagnant et ils donnent leur vie pour ça. C’est devenu un business. Heureusement qu’il y a encore des kids qui skatent pour le plaisir, c’est le côté fun du skate.


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