Rencontre avec Nathan J. Biggs du groupe Sonic Syndicate

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Photo Julien Lachaussée.

Je vous emmène aujourd’hui au showroom Gibson où je retrouve Nathan J.Biggs, chanteur du trio suédois de rock alternatif Sonic Syndicate, aussi décontracté et à l’écoute que possible, en pleine réflexion existentielle à travers leur nouvel album « Confessions ».

Tu es parisien pour quelques heures, cela te rappelle des souvenirs ?
Nathan J.Biggs : Je suis venu plusieurs fois ici étant enfant surtout à Disneyland et en 2011 pour notre premier album. On a joué plusieurs fois en 2012. C’est chouette d’être de retour.

As-tu un souvenir marquant de Paris ?
N.J.B. : La salle qui semblait au premier abord petite, placée à coté de la Seine et qui finalement était tellement belle. Le repas et les bons soins de l’équipe qui nous a reçu sont un souvenir impérissable.

Cet album est un nouveau départ pour Sonic Syndicate pourquoi ?
N.J.B. : On est arrivés à un point de non retour où il fallait avancer ou s’arrêter. Nous avons choisi malgré beaucoup de changement dans le groupe de continuer la musique mais avec l’option de ne pas se limiter et surtout de dépasser nos limites et notre zone de confort tout en continuant de s’amuser.

Dépasser les limites qu’entends-tu par cela ?
N.J.B. : Aller plus loin que ce que nous faisions avant très « rock alternatif suédois de Gotteborg », tu sais avec ce son si particulier reconnaissable. Nous avons envie de mettre un terme à cette expérience et de se renouveler. Nous sommes trois amis investis à 100% et chacun a un rôle à jouer sur un pied d’égalité.

Quelles sont ces « Confessions » dont parle l’album ?
N.J.B. : Il s’agit simplement d’être honnêtes avec nous-mêmes, dire la vérité, ne rien omettre. Accepter et être vrai, ne pas se cacher derrière les autres, se révéler. C’est le bon timing pour parler de tout ça.

Vous avez une relation particulièrement proche de vos fans, pourquoi ?
N.J.B. : Lorsque tu écris une chanson, quelqu’un quelque part va l’écouter et si la une personne est touchée par ta chanson et te contacte, alors il est naturel de lui répondre pour se connecter humainement au-delà du virtuel des ordinateurs et des portables.

Si tu avais la possibilité d’apprendre quelque chose de totalement nouveau qu’est-ce que cela pourrait être ?
N.J.B. : Plutôt quelque chose autour de la musique ou de la technologie musicale. J’ai été à l’université pour étudier le cinéma puis j’ai été assistant et récemment, avec les vidéos notamment celle de « Confessions », j’ai pu travailler plus sérieusement sur certains aspects techniques. J’aime beaucoup cela et je pense à le développer pour notre groupe ou pour d’autres, à l’avenir.

Si tu avais la possibilité de rencontrer un de tes héros qui serait-il ?
N.J.B. : Sans hésitations Matt le Blanc de Friends (rires). J’adore les séries ! Walking Dead, Sons of Anarchy, j’adore les comics et les super héros comme Flash, et j’ai beaucoup de figurines de collection. Je suis un dingue de Godzilla tu sais ce comics japonais, je découvre de plus en plus cette culture extraordinaire.

Tu as rencontré beaucoup de tes héros peut-être ?
N.J.B. : J’ai eu la chance d’en rencontrer et les plus beaux souvenirs sont ceux avec Dimmebag Darrel avant sa mort, pour moi qui suis un gros fan de Pantera, j’ai rencontré le groupe PVRIS, Lenny Kravitz mais ce serait un honneur de rencontrer Robert de Niro.

Tu as beaucoup de tatouages par lequel as-tu commencé ?
N.J.B. : C’est un tatouage maori sur mon c’est la plus basique forme d’art avant tout ce que l’on a pu inventer ensuite. Ça représente la nature et c’est le moyen le plus humble pour moi de me reconnecter à ce qui est important dans la vie. Mon dernier tatouage en cours est un squelette de T.REX dans le dos… je t’ai dis, je suis obsédé par les monstres et les dinosaures. C’est Jessika (Old 7 tatoo) à Helsinki qui le réalise. J’ai aussi ce mot «Believe »  que je vois chaque jour sur mon poignet. Et celui-ci tiré de la divine Comédie de Dante.

Quel est ton plat préféré ?
N.J.B. : J’ai beaucoup de chance de pouvoir voyager à travers le monde et je cherche toujours à localiser des petits restos typiques. Par exemple au Japon ou en Chine j’ai tout testé : des trucs bizarres des têtes de canards ou des pieds de poulets, j’ai de la chance que rien ne me dégoute, je suis très curieux. J’apprécie toute sorte de cuisine et ce soir à Paris ce sera sans doute délicieux.

Prends-tu le temps de découvrir les pays par lesquels tu passes ?
N.J.B. : Oui, c’est important pour moi car tous les jours tu changes de place, tu es fatigué et si tu ne fais pas l’effort, tu n’en tires rien du tout. J’aime me balader ne serais-ce que dans les environs de mon hôtel pour tenter de découvrir ce qu’il y a autour de moi. Il m’est arrivé de tomber au détour d’une rue sur une magnifique église ou un parc verdoyant.

Quel est l’objet le plus important à ne surtout pas oublier lors d’une tournée ?
N.J.B. : Sans hésiter un casque audio. Absolument nécessaire pour s’isoler de la frénésie alentour. C’est du vécu en Chine à Shanghai ou Pékin, il y a tant de monde c’en est presque effrayant.

Sous ton casque tu écoutes quoi en ce moment ?
N.J.B. : PVRIS, c’est un groupe extraordinaire et très talentueux. Don Broco, groupe de rock anglais, aussi me plait beaucoup.

Soit le 1er à tout raser