Rencontre avec Mlny Parsonz de Royal Thunder

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Mlny Parsonz (Royal Thunder) © Julien Lachaussée

Ce qui marque lorsque l’on rencontre Mlny Parsonz du groupe Royal Thunder c’est sa voix : posée et grave. Depuis 2004, les américains originaires d’Atlanta ne cessent de jouer et de sillonner le monde, leur tournée promo pour leur dernier album « Wick » qui sort le 7 avril 2017 passe par Paris aujourd’hui… en attendant avec impatience le concert.

J’aime beaucoup le coté rock qui émane de ce dernier album. La presse semble unanime .
Mlny Parsonz : Oui tout à fait, on a beaucoup d’influences diverses mais on n’a jamais tenté de copier personne. Notre son est authentique. On adore The Cult, les 90’s, le grunge, le métal en général, par exemple mais nos compos ne sont influencées qu’inconsciemment.

Quelles sont les artistes féminines qui t’ont marqué ?
M. P. : PJ Harvey, Courtney Love, Kim Gordon, elles m’ont plutôt impressionné par leurs personnalités. Elles ne jouent pas un rôle, elles incarnent une attitude avec un naturel déconcertant.

Et toi quand as-tu réalisé que tu avais cette possibilité ? Quand as-tu trouvé ta voie ?
M. P. : Depuis que je suis dans le groupe, j’ai choisi de suivre Josh depuis qu’on est ados. Je savais que je voulais faire de la musique avec lui.

Depuis le début du groupe il y a eu peu de changement. Vous êtes devenus une famille indestructible ?
M. P. : Depuis le  premier EP, ça fait 10 ans  qu’on tourne. J’ai rejoint le groupe en 2005-2006, je savais que pour ma part, si je faisais partie d’un groupe à long terme, ce serait avec Josh car notre alchimie musicale est totale. Nous avons aussi dès le départ fabriqué nous mêmes nos CD pour les vendre, avons bourlingué le plus possible. Nous avons fait nos t-shirts, on s’occupait de tout nous-mêmes.

Aurais-tu imaginé une telle évolution pour le groupe ?
M. P. : Ce qui me fait le plus plaisir c’est que nous  avons bâti une vie confortable dans le sens pratique du terme. Pas de prise de tête et un rythme tranquille, tant dans nos vies personnelles que professionnelles. On est plus matures et on ne s’embête plus avec des faux problèmes.

Es-tu différente de celle que tu étais à l’adolescence ?
M. P. : Mes amis disent que non, mais moi, je me sens bien différente. Plus calme, apaisée. J’apprécie tout beaucoup plus qu’avant. Rien n’est acquis, on le sait bien. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes rapprochés et sommes devenus une famille au cours du temps. Je me vois toujours bien avec Royal Thunder dans 10 ou 15 ans.

Vous avez un processus de création particulier ?
M. P. : Pas du tout. On fait selon l’inspiration du moment. On a eu un violoncelliste talentueux pendant des années, je joue du piano, nos inspirations sont vraiment diverses et nous ne nous mettons aucune barrières. Je n’aime pas jouer juste  dans un style, je veux faire partie d’un groupe « mélodique ».  J’aimerai, pourquoi pas, jouer avec un chœur de jeunes enfants en fond.

Te sens tu engagée dans une cause féminine particulière ?
M. P. : Non, pas vraiment mais lorsque je rencontre de jeunes fans, je prends le temps de discuter quand le temps me le permet, spécialement lors des shows. J’adore les enfants, ça prend une seconde de leur donner de l’attention et un message positif. Les enfants sont importants.

Tu es tatouée, quel était ton premier tatouage ?
M. P. : Je l’ai fait moi-même sur mon ventre avec une lame de rasoir et de l’encre… « Metallica » je devais avoir 13 ans et j’en suis très fière. Le premier vrai tatouage, j’avais 18 ans : OZZY cette fois-ci, dans mon dos. Cela a été le début de la fin pour moi. J’en ai refait un moi-même sur la jambe et le frère de Josh a fait ceux dans les paumes de mes mains. J’en ai beaucoup mais il y a encore de la place pour continuer.

En 2017, une grande tournée est prévue ?
M. P. : À partir de mars/avril on va repartir en tournée américaine et européenne. On ne manquera pas de passer par Paris.


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