Rencontre avec Synyster Gates du groupe Avenged Sevenfold

synyster-gates-julien-lachaussee

Synyster Gates / Avenged Sevenfold © Julien Lachaussée

L’entretien de la semaine, se passera dans les entrailles de Bercy (oups… Accord Hotel Arena), où me recevra avec un naturel déconcertant Brian Elwin Haner Jr dit Synyster Gates. Mais qui a dit que les américains d’Avenged Sevenfold sont distants et imbuvables ? À en voir les fans survoltés venus en masse devant la salle, eh bien ce soir ça va vraiment chauffer.

Syn, j’ai entendu dire que tu kiffes la France ?     
Synyster Gates :
Je connais bien Paris c’est ma ville préférée, j’y viens en touriste autant que possible.

Apparemment tu adores le vin rouge. Quel est le meilleur selon toi ?
S. G. :
Ma femme et moi on adore le vin rouge et ces villes comme Saint-Émilion, on a tout visité de ces endroits merveilleux. Et tout ceci dans un seul pays  la France ! Si j’avais vraiment beaucoup de fric à dépenser je dirais un Château Lafite Rothschild 1975 ou Pauillac.

Qui t’as donné ce nom Synyster Gates ?
S. G. : Tu me poses une colle, je ne m’en souviens absolument pas, vraiment. Surement un soir de mes 16 ou 17 ans, ça fait loin à présent.

Le nom de votre dernier album « The Stage » (Capitol Records) sous-entend qu’il a été fait pour la scène ?
S. G. : Non, c’est une référence à l’espace qui nous entoure. Nous sommes une insignifiante partie de cet univers, tous autant que nous sommes.

Après des récompenses en tant que guitariste, cet album va définitivement t’élever au panthéon des guitar heroes. Est-ce que c’est important pour toi ?
S. G. : Merci c’est gentil mais je n’ai jamais eu l’intention de devenir un guitar hero, je veux seulement être le meilleur possible dans ce que je fais et m’améliorer chaque jour. J’adore cet instrument et j’aimerai en explorer toutes les ressources.

Être reconnu comme un grand guitariste ce serait comment ?
S. G. :
Avoir joué avec autant de personnes est déjà énorme. Actuellement je suis déjà très content d’en être arrivé à ce niveau, en comparaison avec d’autres qui font mieux que moi. Il y a toujours quelqu’un qui fait mieux que toi. Tu dois être fier de ce que tu as atteint d’une manière différente parfois. Je continue à chercher ma propre voie. Chaque guitariste est différent c’est comme comparer une pomme à une orange.

Quel serait ton conseil à un jeune guitariste ?
S. G. : Il y a tellement à dire. Débute et tiens bon, tout n’arrive pas facilement pour la plupart d’entre nous. Envers et contre tous, aller de l’avant et y croire. Pratiquer aussi dur que tu peux et surtout t’amuser.

Sinon tu deviens un bassiste ?
S. G. : Ahaha très bonne vanne. J’adore !

Parle-moi un peu de ta vie d’artiste lors d’une tournée ?
S. G. : Je suis quelqu’un de très normal, je tourne en rond la journée en attendant le soir où le public nous appelle et où le moment de jouer devient extraordinaire .

Je vous trouve plus proche du public ces dernières années, ce n’est pas facile de l’être dans d’aussi grandes salles.
S. G. : Ça a été un long processus pour nous de faire de plus en plus de grosses salles. On a vraiment démarré du bas et on a beaucoup tourné et rallié beaucoup de fans. À présent Avenged Sevenfold une plus grosse machine à conduire. On a des décors et un vrai spectacle à partager.

Ça te tenterai de faire un showcase secret à Paris ? juste pour voir ?
S. G. : Ça serait génial mais on n’a pas le temps pour ça malheureusement. C’est un truc à tenter qui me plairait beaucoup.

Comment as-tu développé ta manière de jouer et d’écrire tout au long de ces années  ?
S. G. : C’est bien vu. Quand tu vieillis, tu prends en maturité humaine et aussi professionnelle et tu apprends de tout cela si tu es assez chanceux et conscient de ça. J’ai beaucoup appris de mes erreurs, j’ai essayé sans cesse de surmonter les difficultés. Comme j’écoute de tout et beaucoup de classique, d’un point de vue artistique ça m’apporte beaucoup. Je ne me laisse pas imposer des choix je les provoque, c’est ce qui a changé le plus ces dernières années. Quant tu imagines la multitude de notes et de combinaisons possibles, dans les mouvements musicaux, ça fait beaucoup à apprendre, il ne faut pas oublier la technique, bref tu n’en as jamais fini.

Pour le prochain album, avec qui aimerais-tu travailler ?
S. G. : Sans hésitation Joe Barresi (ndlr : producteur de « The Stage »). Il nous apporte un concept micro-managérial qui nous laisse écrire et enregistrer, dans un chaos contrôlé. On improvise et on voit plus tard sans contrainte, sans tuning vocaux ou artifices, c’est un son brut. C’est un peu difficile à décrire mais c’est bien cela : c’est un chaos sous contrôle.

Il agit plutôt comme un capitaine ou un patron ?
S. G. : On a tous ces casquettes à tour de rôle. Cette façon de faire marche bien pour moi et dans la manière de travailler, tout le monde y trouve son compte. Mr Shadow exploite beaucoup mieux le ton de son chant par exemple.

Je te laisse le mot de la fin ….tu peux dire un truc en français ?
« Merci beaucoup ». (Rires.)


Avenged Sevenfold :
Facebook / Twitter / Instagram

Soit le 1er à tout raser