No futur without skate : Jason Park

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Jason Park © Julien Lachaussée

Le skate appartient aux casse-cou mais pas seulement… Oubliez les flips que vous connaissez, vous allez découvrir un homme qui utilise la rue comme un tremplin imaginatif pour réaliser ses propres tricks. Jason invente et réinvente une façon visuelle de voir et de faire du skate. On ne saura pas vous expliquer mais on vous dira tout simplement que son style est une nouvelle folie d’Hawaii.

Depuis combien de temps tu skates ?
Jason Park : J’ai 25 ans et je skate depuis l’âge de 13 ans. Donc ça fait 12 ans aujourd’hui.

Quel est ton inspiration dans le skate ?
J. P. : En grandissant, j’ai toujours voulu avoir une carrière dans le skate qui serait basée sur des tricks ingénieux, bizarres et hors commun. Je regarde beaucoup de videos de skate et je m’inspire beaucoup de ces videos durant mon temps libre… genre toute la nuit. (Rires.)

Que penses-tu des modes d’aujourd’hui dans le skate ?
J. P. : C’est cool ! Le skateboard a toujours été proche de la mode et je le soutiens dans tous ses niveaux. Moi personnellement, j’ai essayé de faire mon propre truc et ça m’a mené là où j’en suis. J’aime où en est le skate aujourd’hui et où il ira.

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Jason Park © Julien Lachaussée

Tu portais des grosses baskets quand t’as commencé ?
J. P. : Un petit peu ouais. (Rires.) Certainement quand j’étais au collège, lorsque j’ai commencé le skate. C’était la pagaille je portais 2 chaussures de couleurs différentes et je n’achetais que des vêtements pas chers. Je n’avais pas vraiment de style, j’étais habillé tout simplement.

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Jason Park © Julien Lachaussée

Tu parlais de tricks ingénieux. Pratiques-tu un autre sport que le skate ?
J. P. : Non, plus maintenant. En grandissant, j’ai essayé plein de sports différents : taekwondo, football, baseball… Merde, j’ai essayé l’équitation (Rires.) et même la gymnastique. Puis à propos des sports d’équipes je n’aimais pas suivre les instructions du coach. C’est pour ça que j’aime autant le skate, parce que tu peux faire ton propre truc et peu importe à quel point c’est bizarre ou stupide, tu le fais et ce n’est pas mauvais. De toute façon, il n’y a personne pour te dire « C’est pas bon ! » (Rires.)

Où vois-tu l’évolution du skate ? Penses-tu créer des nouveaux tricks ?
J. P. : Oh tout le temps ! Parfois, je vais juste traîner à coté des skaters et je pense à de nouveaux tricks que j’expérimente et des fois ça marche. D’autres fois c’est juste avant de dormir j’ai une idée et je suis là : « Oh je viens d’avoir une bonne idée, il faut vite que je le note sur mon téléphone ». (Rires.) Donc pour te répondre, je ne pense qu’à une seule chose dans la tête : le skate. J’en suis un peu obsédé.

Penses-tu que tes tricks pourraient être comme ceux de Tony Hawk ?
J. P. : Ca serait marrant même hilarant ! Je sais que mes tricks sont fous, bizarres et rigolos mais je ne sais pas si ça marchera comme ça. C’est cool parce que beaucoup de kids grandissent avec les tricks des anciens qu’ils répètent et répètent. Si un jour au skate park je vois un kid qui s’entrainerait pour réaliser mes tricks, ça se serait fou. (Rires.) Je l’imagine me dire : « Hey ! regarde, j’ai appris ton trick » mais je penses que si les kids reproduisent mes tricks, ils seront d’un coup moins uniques. Quand je fais mes vidéos c’est plus pour que les kids se disent : « Oh, je peux être aussi fou que lui ! ».


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