Machine Gun Kelly, the bad motherfucker

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Machine Gun Kelly © Julien Lachaussée

Tu viens de sortir ton nouvel album « General Admission ». Y a-t-il une nouvelle évolution dans ton rap ?
Machine Gun Kelly : J’ai 26 ans maintenant et quand j’ai enregistré l’album « Lace Up », j’étais en train de quitter mon équipe. J’étais immature, je prenais beaucoup de drogue et j’étais énervé de ne pas être accepté par l’industrie. J’étais dans une ambiance bizarre lors de la période Lace Up… Pendant l’enregistrement de « General Admission » , j’ai pris mon temps sur l’écriture jusqu’à être vraiment inspiré pour écrire.
J’y ai consacré 3 ans même si pendant 6 mois j’étais à sec avec des doutes plein la tête : « Merde, j’ai peut être déjà eu mon moment de gloire… Je n’écris rien et rien n’arrive », c’est ça être un putain d’artiste ! Et puis, tu t’assois là et tu te dis genre « Non ! il y a quelque chose de spécial à propos de la douleur que tu mets sur papier. Il y a des gens qui seront tes fans pour la vie, car ta gueule est tatouée sur eux, ta devise est tatouée en eux et ton style de vie est tatouée en eux».

Peux-tu nous parler de ta collaboration avec Kid Rock ?
M. G. K. : Pour t’expliquer la nature de ce morceau, au tout début, seule les choeurs étaient enregistrés et je me disais : « Ça s’entend trop que l’on essaye de faire du Kid Rock ». Donc on a effacé le morceau mais on adorait toutes les paroles, on pensait que ça pouvait être lourd. J’ai fait tourner quelques sons où il y avait des choeurs à mes managers et dans ma tête, j’étais là, « Cette chanson me fait chier », puis je les revois quelques temps plus tard, ils me font : « Écoute » et là , j’entends la voix de Kid Rock sur mes choeurs « Fuck! ». Je ne pouvais pas y croire, c’était exactement ce que j’avais à l’esprit. Donc, j’ai écrit mes couplets sur le moment et je l’ai enregistré.

Quand est-ce que Diddy est venu vers toi et qu’as-tu pensé lorsque tu as signé sur Bad Boy ?
M. G. K. : Je ne sais pas… Signer en maison de disque me semblait comme la chose à faire à ce moment là. Maintenant, ça n’a rien changé du tout, peu importe. Il n’y a pas d’éloge à faire.

Tu fais partie de la nouvelle génération du hip-hop. Qu’est-ce que t’aimerais apporter à l’industrie ?
M. G. K. : J’ai en quelque sorte amené cette attitude punk à la nouvelle génération hip-hop. Le punk était une riposte contre l’autorité et la politique, sans oublier les choses auxquels on ne croyait pas. Le hip-hop ça provient de la même veine on dénonce la corruption policière, un gouvernement qui nous tue à petit feu, etc. On parle de situations oppressantes à la société et puis quand on se rebelle, je pense que c’est un peu punk rock.

J’ai vu ton hommage à Eminem sur « Lose yourself ». Est-ce que Eminem t’as inspiré ?
M. G. K. : Oh, merci merci merci. Évidemment, Eminem m’a énormément inspiré. Sa vie est similaire aux blancs comme moi, qui ont grandi dans une communauté noire du Midwest. C’est un génie textuellement parlant.

Qui d’autre t’as inspiré ?
M. G. K. : DMX, Tupac, fucking Nirvana. (Rires.) La performance en live de Rage Against the Machine, Busta Rhymes… la putain de liste est longue mec, Red Hot Chili Peppers…

Tu as l’attitude d’une rock star, je t’imagine dans un groupe de rock. Y as-tu déjà pensé ?
M. G. K. : J’étais dans un groupe punk rock avant d’être rappeur. Regarde le show ce soir, tu vas voir. (Rires.) Quand tu regardes notre live, nous sommes un groupe. Je réalise mon rêve.

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Machine Gun Kelly © Julien Lachaussée

Parlons tatouages… Tu t’es fait tatouer en étant défoncé ?
M. G. K. : Ouais, sûrement ! (Rires.) J’étais à Humboldt County, au nord de la Californie, où ils sont connus pour avoir des fermes géantes de marijuana, tu vois ce que je veux dire… Quand on est allé chanter là-bas, j’ai été salué par plusieurs fans avec des sacs poubelles pleins de weed. J’avais une machine à tatouages sur la route avec moi, je me suis assis sur ma jambe et je me suis tatoué moi-même.

C’est ton tattoo Radiohead ?
M. G. K. : Ouais, c’est Radiohead ! (Rires.)

Ton tatouage de Dali sur ton dos, c’est un putain de bon tatouage…
M. G. K. : Ouais ! Je l’adore.

Dali t’inspire ?
M. G. K. : Je pense que je commence à comprendre comment il m’a inspiré, par exemple la couverture de mon album « General Admission » a été inspiré par Dali. Si tu le regardes bien, tu y verras un hommage à Shel Silverstein / Dali.

Vas-tu déménager à Washington pour fumer ? (Rires.)
M. G. K. : Oh non mec ! Je fume où c’est interdit, je fumerais où c’est permis, j’en ai rien à foutre ! Je fume partout.


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