Danko Jones is back in town

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Danko Jones © Julien Lachaussée

À l’heure où vous me lirez l’homme des hautes plaines canadiennes sera reparti vers d’autres aventures. Barberline a pu lui mettre le micro dessus pour quelques minutes… Entretien.

Salut Danko, te sens-tu l’envie de discuter ?
Danko Jones : Oui, aujourd’hui je suis là pour ça. Allons-y !

La tchatche c’est un peu ton truc avec ton émission de radio, tes chansons ?
D. J. : Oui absolument, c’est ma façon de vivre.

Habituellement sur scène on ne peux pas t’arrêter, le public français n’est pas du tout habitué à autant de paroles entre les titres, c’est très « show à l’Américaine »  Qu’en penses-tu ?
D. J. : Ce n’est pas ma façon de fonctionner, je souhaite m’adresser à mon public autrement qu’en envoyant des titres les uns après les autres. C’est une marque de respect pour moi de m’adresser aux gens de cette manière mais je peux comprendre que l’on soit moyennement réceptif. Au-delà de la barrière de la langue, c’est une manière de montrer que je veux communiquer avec vous.

Justement la barrière de la langue existe et beaucoup d’entre nous ne comprennent rien !
D. J. : Cela ne me dérange pas, il y a des façons de communiquer avec le son et l’intensité de ma voix, mon visage, les gens peuvent comprendre globalement ce que je veux exprimer. Les publics sont tous différents et je m’adapte à chacun. Je ne changerai en aucune manière le show.

Ton dernier album « Wild Cat »  sort le 3 mars 2017. Chez AFM records. Quelle est la principale chose à connaître de celui-ci ?
D. J. : C’est un sacré bon album, solide, c’est à chacun de le juger par rapport à notre discographie mais je suis très fier de ce « chat sauvage » qui est la continuation de ce que nous avons fait jusqu’à présent. Si tu as aimé le dernier tu aimeras celui–ci car on a enregistré de la même manière, dans le même studio avec le même producteur, nous n’avons pas changé de line up. « Wild Cat » n’a pas été un album fait dans le rush, notre état d’esprit est celui que nous avons au quotidien, il ne reflète pas un moment donné dans nos vies.  Il n’y a pas eu de deadline et de pression comme on a pu en connaître auparavant.

On peut parler de maturité ou de routine familière ?
D. J. : Ni l’un ni l’autre on a juste fait un nouvel album. Je n’ai pas l’impression comme certains groupes que l’on progresse ou que l’on régresse, on continue notre route. Je ne sais pas ce qui est le mieux : progresser ou acquérir de la maturité ? En fait je pense qu’on n’a pas besoin de progresser, on fait ce qu’on sait faire et le jeune public qui se renouvelle régulièrement me prouve que nous tenons la recette pour Danko Jones.

Quel est le sentiment le plus profond que tu souhaites partager avec ton public ?
D. J. : Rien en particulier, je souhaite que mon public s’amuse bien lorsqu’il vient à nos concerts rien de plus rien de moins. Pas de message aucun discours de morale, rien de tout cela !

Votre trio de choc formé par toi Danko Jones, John Calabrese (basse) et Rich Knox (batterie) semble à toutes épreuves. Vous écrivez les textes tous ensemble et les thèmes sont récurrents les femmes, l’amour…
D. J. : Ca m’inspire effectivement, ça rentre bien dans le style de musique qu’on fait et c’est plus confortable d’écrire sur ces sujets. On pourrait écrire sur la société mais c’est tellement peu inspirant. On a un sujet « la revanche » toujours d’un point de vue masculin mais positif. L’inspiration vient quand elle vient pour la musique comme pour les textes.

As-tu des passions ?
D. J. : J’ai fait une école de cinéma et ce penchant pour cet art est toujours présent. Je n’ai pas poursuivi car je ne me trouvais pas du tout performant. Instinctivement je savais que j’étais meilleur en musique. De plus, j’ai besoin du retour immédiat de mon travail comme lors d’un concert. Lorsque tu fais un film tu y passes un temps fou et il y a des dizaines d’intervenants. Quand tout est fini, des mois plus tard, tu ne vois pas le public réagir. C’est impensable pour moi. Je ne m’occupe même pas des vidéos, je laisse faire les pros. Ça m’a toujours beaucoup déçu de toutes façons. On en a très peu qui me plaisent.

Es-tu un collectionneur ?
D. J. : Oui, je collectionne les vinyles mais je n’en ai pas une pièce complète. J’en achetais déjà au milieu des années 80 lorsque personne n’en achetait plus. Le CD était roi mais ne m’a jamais séduit. J’ai eu mon premier lecteur CD en 2001 car nous partions en tournée dans un van sans lecteur cassette. Depuis deux ans, les vinyles reviennent à la mode et de ce fait, ils deviennent de plus en plus chers et j’ai tendance à ne pas en acheter pour cette raison.

Est-ce que la spiritualité est importante dans ta vie ?
D. J. : Je ne sais pas trop. Je pense qu’il y a quelque chose au-delà de nous tous. Une équation mathématique, une force indescriptible qui défini tout, plus qu’une entité religieuse qui se rapproche plus selon moi d’une machination de contrôle des masses depuis toujours. C’est passionnant de réfléchir à tout cela.

Quels sont tes projets pour 2017 ?
D. J. : J’ai la chance de continuer mon émission de radio tous les 15 jours, nous imaginons des scénarios et des nouveaux épisodes. C’est très plaisant. J’écris sous mon propre nom pour deux magazines mais plus autant qu’avant, cela fait trop de travail. Je ne me sens pas journaliste ou auteur mais on me laisse pas mal de liberté. Jessy et moi, nous allons jouer dans un nouveau groupe avec les finlandais de Circle, un nouveau challenge de rock psychédélique. Je fais tout cela pour m’amuser sans aucune prétention, je vis dans ma tête tu sais aujourd’hui est un jour spécial car je parle à beaucoup de monde mais c’est très inhabituel pour moi.

Prochaine étape parisienne pour le concert prévu à la MAROQUINERIE, le 30 mars 2017 !


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