Birdy Nam Nam est mort, vive Birdy Nam Nam !

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Little Mike © Julien Lachaussée.

Birdy Nam Nam revient avec un nouvel album « Dance Or Die » réalisé entre la France et les États-Unis. Les anciens champions dumonde DMC reviennent avec beaucoup de changement. Nous avons voulu en savoir plus sur le Birdy Nam Nam nouveau et c’est Little Mike, un des hommes providentiels du renouveau du groupe, qui nous le raconte. Après 5 ans d’absence, le désormais trio (suite au départ de DJ Pone) avait annoncé son retour il y a un peu plus d’un an. Un album très attendu qui avait déjà fait parler de lui cet été, lors de leur retour, avec le titre « Lazers from my heart » avec Elliphant. Le groupe, au lieu de balancer un banal clip, a tout simplement crée un clip jeu vidéo (oui oui, ça existe). Le principe est simple : une femme géante poursuit les trois membres du groupe, le but est de lui échapper et pour visualiser la fin du clip, il faut finir le jeu ! Autant vous dire que certains n’ont jamais vu la fin.
Ce fut l’un des buzz de l’été : « Le jeu vidéo c’était une sacrée bonne idée. Nous avons eu la chance de rencontrer les gars de Ideas For Music avec qui on a travaillé dessus, à la base on voulait faire ça pour tout l’album. On voulait aller super loin, puis, après on s’est focalisés sur un titre qui s’y prêtait bien. On ne mesurait pas complètement ce qui allait se passer, après on est vraiment content du résultat ».

Grande nouveauté cette fois-ci l’album sort sous leur propre label « BNN » crée il y a peu. « Ça fait du travail en plus, mais ça nous donne de la liberté et le contrôle sur tout, c’est nous, pour nous et maintenant on va au bout de nos idées ». Après avoir quitté la multinationale Sony, le groupe prend un nouveau départ : « On a appris de nos erreurs et on a cette faculté à se remettre en question personnellement pour pouvoir évoluer et faire évoluer notre musique ». Autre nouveauté, et pas des moindres, « Dance Or Die » est produit par Little Mike qui prend, pour la première fois, le rôle de producteur : « J’ai beaucoup travaillé pour ça, ça fait longtemps que je m’intéresse à la production mais je ne m’en sentais pas capable avant mais là c’était devenu une évidence ».
Le challenge était de taille au vu de la liste des précédents producteurs comme Yuksek et Justice pour « Manual For Successful Rioting » ou encore plus récemment « Defiant Order » produit par Para One. Il se rappelle : « C’était une énorme pression, mais l’idée c’était de ne pas penser à ça, j’avais envie et besoin de peaufiner l’album et de le sentir vraiment abouti, c’est pour ça que ça a pris un peu de temps ».

Un galop d’essai plus que réussi pour le néo-producteur qui ne compte pas en rester là : « Je veux continuer à faire ça, que ce soit pour le prochain album ou d’autres artistes, c’est ce que je fais tous les jours et c’est ce que j’aime, je suis plus derrière un ordinateur que derrière des platines ». « Dance Or Die » porte bien son nom, le plus dansant des albums du groupe montre la direction dans laquelle le trio parisien souhaite aller : « Je voulais quelque chose de physique, qu’on n’ait pas à mentaliser le projet, j’aime la musique qui accroche avec des gros gimmicks, je voulais me détacher de l’image « Birdy Nam Nam » c’est un groupe où il faut imaginer la manière dont ils font la musique pour l’apprécier ». Avec des sonorités funk, des morceaux pop et trap l’album est sans doute le plus accessible du groupe qui s’est libéré de ses chaînes de performeur des platines : « On voulait que ça parle à plus de monde et à nous aussi. Moi personnellement je n’écoute pas de musique instrumentale, j’écoute pratiquement que du rap et surtout de la trap. Crazy B, lui, c’est beaucoup d’electro-funk par exemple tu vois ». Cette influence se ressent sur une grande partie de l’opus qui laisse une part importante au hip-hop : « Pour moi la musique électronique c’est un champ d’expérimentation qui permet d’amener plein de couleurs, entre le hip-hop et la musique électronique avec un sens club, c’est notre culture, le rap c’est la pop de notre génération, regarde Drake c’est une véritable popstar ».

Si la musique a évolué, elle s’est aussi enrichie de voix avec les participations de Dogg Master, Calvin Davey, Elliphant, ET!N et la talentueuse Mai Lan (qui nous rappelle M.I.A) totalement méconnaissable sur « HammerHead ». Little Mike nous en dit un peu plus : « Dès le début on voulait des rappeurs et des chanteurs ça fait longtemps qu’on avait envie de ça mais avec Mai Lan, par exemple, ce n’était pas prévu. On s’est rencontrés au studio, elle a accroché sur ce morceau, on lui a envoyé et ce qu’elle a fait dessus, ça a fonctionné direct ».
Des voix de la trap, de la funk, de la pop et toujours la même énergie pour Birdy Nam Nam qui signe un retour gagnant avec « Dance Or Die ». Un album et un titre qui résument bien le contenu et l’ambition du trio dont la nouvelle orientation semble déjà ravir les fans. Certains ont eu même droit, pour les plus chanceux d’entre eux, a un concert privé au Badaboum à Paris il y a quelques jours avec au programme : open bar ; avant-première en partenariat avec Orange et Deezer du clip « Hammer Head » en réalité virtuelle avec des torticolis au rendez-vous, mais voir Little Mike ,DJ Need et Crazy B faire n’importe quoi dans une piscine en 360° ça valait le coup ; borne d’arcade pour les plus nostalgiques et bien évidemment le concert privé qui a fait danser tout le Badaboum.

Pour les autres voici les dates de la tournée :
23/11/2016 : Mao Live House, Shanghai (CH)
25/11/2016 : Yugong Yushan, Beijing (CH)
27/11/2016 : Clockenflap Festival, Hong-kong (CH)
17/12/2016 : Dantesk-Komunion, Lyon (FR)
Découvrir les autres dates sur le site.

Dans les oreilles de Little Mike :
Dj Khaled – Major Key
Boyz Noize – Mayday
PNL – Dans La Légende
Section Boyz – Don’t Panic
Tory Lanez – I Told You
Travis Scott ; Young Thug ; Drake…

Soit le 1er à tout raser